MADÈRE

CHRONIQUE MADÉROISE

DIMANCHE 17 JUIN 2018

Quelques plages de Madère, généralement de sable de lave noire, ont voulu faire peau blanche. En important du sable du Sahara. Comme vous le savez les grains de sable du désert ont des propriétés magiques. C’est surement pourquoi j’ai rencontré le Petit Prince dans les rues de Funchal. Le Petit Prince ? mais oui, vous savez bien le jeune gars aux yeux dans les étoiles, à l’éternel foulard jaune, et aux cheveux de même couleur qui volent au vent. Celui qu’un pilote perdu dans le désert a eu le bonheur de rencontrer. Dans les rues de Funchal vous dis-je. Du moins sur une porte. Une des multiples portes peintes, des rues de la vielle ville de Funchal et de celle du petit port de Camara. Un vrai trompe l’œil. D’ailleurs je m’y suis laissé tromper. Et tant qu’à faire j’ai regardé tout autour de moi et j’ai rencontré Louis Armstrong, Charlot, et sa gamine qui m’a gratifié d’un clin d’œil, Léo Ferré, le petit Chaperon Rouge, la fée Mélusine, et deux ou trois héros locaux qui ont fait la gloire du Portugal et de la Lusitanie.

Les Madérois voient la vie en couleur, en rose, en bleu ou en multicolore. C’est pourquoi ils aiment la vie et nous la font aimer aussi.