CANADA

VICTORIA

MARDI 5 JUIN 2018

 

Perspective. Trop courte escale en Colombie Britannique, pays de forêts et de montagnes encore enneigées.

L'île où se niche Victoria est à deux bras de nage des Etats-Unis d'Amérique:  il suffit de traverser le détroit de Juan de Fuca. Un tel nom indique bien une influence espagnole et donc la trace d'un découvreur qui concurrença Cook, à l'époque où les Européens avaient le puissant sentiment de découvrir le reste du monde.

Pendant la dernière glaciation, ce qui est devenue la Colombie Britannique était peuplée de mammouths. Le Royal Museum en présente un exemplaire « naturalisé », vraiment réaliste et on a envie de passer la main sur les longs poils. Vint ultérieurement l'occupation humaine par les tribus esquimaudes et amérindiennes, avant l'envahissement progressif par les "blancs" après le passage de Cook, pour le commerce des fourrures d'abord, puis pour l'exploitation minière de l'or, avec la transmission des maladies et les épidémies qui ont brutalement décimé les premiers occupants, les "premières nations". Comme à Québec (cf. centre d'interprétation), dans le Royal Museum une bonne place est donnée à l'histoire de ces "indigènes", de leur langue, de leur culture, et à celle de leur exploitation par les Européens qui les baptisèrent à tour de bras. A l'époque actuelle les survivants des premiers occupants s'organisent et affirment leur autonomie, avec dans certains cas, accord avec le gouvernement canadien pour qu'ils pratiquent leurs lois propres (de quoi inspirer les Catalans en Espagne).

Le soleil perçait les nuages quand je suis allé me promener sur le port de Victoria. Un instant idéal pour observer les transits et même le départ d'un hydravion. Il s'en est fallu d'un rien pour que je saute dans le premier aéronef en train de décoller. Pour aller, d’un coup d'aile, prendre de la hauteur sur ces paysages magiques.