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Air du temps

REFLEXION SUR L'EVOLUTION DU MONDE

1er  décembre 2025

Chemins de traverse

Résumé : Inspiré par « les voix qui sortent de la Terre », Paolo Rumiz est parti à la découverte des habitants d’une l’Italie sismique et volcanique. Pendant ce temps, prenant le relais d’Axel Kahn qui a traversé la France selon deux diagonales, Sylvain Tesson s’est aventuré à la recherche de lui-même sur « les chemins noirs ». Trois approches essentiellement différentes dans leur perception des réalités et des mythes. A leur suite, je vous propose de prendre un peu de recul sur la vie trépidante que nous connaissons au 21ème siècle.

Pour un géologue, quoi de plus dissemblable que la France aux volcans éteints et l’Italie volcanique et sismique? Pour le monde littéraire, quoi de plus différent que Paolo Rumiz (1947-…), le journaliste qui a parcouru les pays de l’Europe, qu’Axel Kahn (1944-2021), célèbre médecin, généticien, et écrivain marcheur, ou que Sylvain Tesson (1972-…), le poète aventurier de la panthère des neiges, parti à la découverte de chemins campagnards baignés de pur silence ?

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Figure 1.

Il n’y a pas d’âge pour emprunter

les chemins de traverse…

(crédit : IT).

Empruntant des chemins de traverse (Figure 1), je vous propose de marcher dans les pas de ces trois écrivains. Nous entrerons dans des univers inattendus, dont la plupart d’entre nous se sont, depuis longtemps, écartés. Et parfois, au bout du chemin, nous retrouverons un sens à notre vie. 

De 2009 à 2013, au cours de différents reportages ou d’aventures personnelles, Paolo Rumiz (1) est parti, de la Sicile à la Vénétie, à la découverte d’un pays traversé par la chaine de montagnes des Apennins (Figure 2). Une Italie très contrastée du Nord, économiquement développé, au Sud, souvent à la traîne. Mais, ce n’est pas une grille de lecture économique qu’adopte l’écrivain. Il suit les effets des confrontations entre les plaques tectoniques eurasienne, africaine et adriatique, sur l’imaginaire, la sociologie et la psychologie des peuples de cet unique pays, au cours de sa déjà longue Histoire. 

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Figure 2. L’Italie sismique et volcanique.

Voir Maria Pita Columbo 2021. file:///C:/Users/treguer/Downloads/PALOMBO2021QuaternarieItalien-1.pdf

Nul n’a oublié le tragique ensevelissement de Pompéi, conséquence d’une éruption volcanique explosive en l’an 79 après JC (Figure 3), décrite par Pline le jeune.

A cette époque, les Romains considéraient le Vésuve comme une volcan éteint. Pourtant, cette éruption avait été précédée par un tremblement de terre en 62. Mais, dans le contexte de l’époque, où la mythologie dominait les imaginaires, personne n’avait pris en considération ce signe avant-coureur. Vésuve, Etna, Stromboli, l’Italie ne manque décidément pas de lieux d’expressions des manifestations violentes de Vulcain. Volcans, mais séismes surtout. De la Sicile, à la Basilicate, à la Campanie, aux Abruzzes, à la vallée des Préalpes du Frioul, et à la Vénétie (Figure 2), le journaliste écrivain rapporte les effets d’innombrables séismes(2) nous rappelant que ce pays unique en forme de botte, se trouve parmi les régions les plus tourmentées de l’Europe et du monde.

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Figure 3. Eruption du Vésuve en l’an 79 : destruction de Pompéi (située à 10 km du cratère) et des villes avoisinantes atteintes par le nuage éruptif poussé par des vents soufflant vers le sud-est ; Neapolis = Naples (Crédit : Wikipedia).

Une nuit, Rumiz séjournait sur une des îles Eoliennes (Figure 2), à quelques dizaines de milles du Stromboli, le plus grand volcan actif en Europe. Il entendit des hurlements du côté d’un hameau proche du cratère. « Le volcan tout entier semblait expédier jusqu’aux étoiles des signaux d’inquiétudes… Puis le vent s’est calmé…Et le silence qui a suivi a appelé la voix des Profondeurs. Un faible chant de baryton s’est enflé, sorti de nulle part… Il s’agissait d’un bruit sourd, d’un roulement atténué qui grandissait, grandissait…Nous étions en contact avec la Terre et elle nous adressait un signal. »

Sur les Apennins, dont l’orogénèse a commencé il y a 20 millions d’années, la Terre a créé des structures souterraines ou superficielles fantastiques. Rumiz, fasciné par les phénomènes telluriques, montre que leurs effets sur les hommes et les femmes de ces régions tourmentées ne sont pas uniformes : elles vont du rejet et de la crainte superstitieuse, à l’intégration décomplexée. 

« La Sicile et la Campanie étaient posées sur des terres inquiètes, entre volcans, bradyséismes (3) et tremblements de terres ». Siciliens et Campaniens, à proximité de l’Etna, dramatisent la vie. Mais pas les Napolitains. « Pourquoi a-t-on toujours dansé à Naples, mais pas à Palerme ni à Tripani ? ». Au lieu de s’éloigner du Vésuve, les populations de la baie de Naples semblent irrésistiblement attirées par lui. Les pentes du volcan lui-même se sont remplies de maisons. Les champs Phlégréens, à 9 km au nord-ouest de Naples, correspondent à l'un des supervolcans les plus actifs du monde. Pourtant, on y trouve notamment les villes de Pouzzoles et de Cumes.

Plus de 500 000 personnes vivent à l'intérieur même de la caldeira, et près de 1,5 million de personnes vivent à l'intérieur ou à proximité. Pour Herman Melville, l’auteur de Moby Dick, les Napolitains sont « des patineurs sur glace » qui ne craignent pas que leur fragile tapis se fissure et s’effondre. Ils sont pleins d’insouciance, non pas malgré le volcan mais grâce à lui, car le danger sert à donner meilleur goût à la vie. Rumiz ajoute que la « désinvolture » des gens de Naples ne signifie pas qu’ils sont insensibles aux forces des puissances chtoniennes (4). « Il s’agit au contraire de faire ses comptes avec la manière dont elles envahissent même les choses plus domestiques, ce qui impose une espèce de cohabitation, une hybridation qui brouille les confins entre des territoires extrêmement distincts ». L’auteur risque une interprétation géo-psychologique.

A la différence des Siciliens, dont la terre est affectée par de nombreuses formations souterraines et qui, s’enfonçant dans profondeurs de leurs âmes, cultivent la mélancolie, les Napolitains préfèrent la surface de la Terre et des choses. Ils ont appris à se détacher « de l’irréversibilité de (la) mort, au point d’en faire une comédie. » De même, les chroniques de l’époque rapportent qu’à la suite de la secousse qu’a connu en 1929 Bologne (au nord de l’Italie), bien qu’elle fut minime au centre-ville, les habitants l’avaient quitté pour se réfugier sous des tentes sur la Montagnola. Là, avides de plaisir, jeunes garçons et jeunes filles rompirent les digues « des vieux enquiquineurs » et, pour beaucoup d’entre eux, ce furent « des semaines emplies de danses qui devaient rester l’évènement le plus heureux de leur vie. »

En 2013 et en 2014 Axel Kahn (1944-2021) réalise une rare performance : traverser la France à pied, avec seulement une année d’écart, selon deux diagonales, des Ardennes au Pays Basque, puis de la Bretagne à la Provence (6) (Figure 4). En marchant, Axel Kahn s’engage dans une triple quête, de lui-même, des territoires parcourus, et de leurs habitants. Loin des forces telluriques chères à Rumiz, le marcheur se confine ici au monde du vivant dans toute sa diversité. Certains se sont interrogés sur la vraie raison pour laquelle un scientifique de grand renom, qui a pignon sur rue, s’est lancé dans une telle aventure. L’homme politique qu’il était également ne cherchait-il pas à fuir l’atmosphère de la capitale rendue irrespirable en raison de la mobilisation des opposants au mariage pour tous ? N’était-il pas déçu de l’action du gouvernement de gauche aux commandes de la nation ? Que nenni ! Prenant de l’âge, devenu urbain, il désirait simplement retrouver les racines de son enfance, « son amour de la terre et du ciel, des champs et des bois, des vaux, des cols et des cimes, des choses et des êtres qui s’y trouvent » et, au-delà, de retrouver le sens de la beauté et l’émotion qu’elle provoque, de la solidarité entre les hommes dans une société envahie par les mythes du libéralisme et de l’individualisme (7)

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Figure 4. Les deux diagonales d’Axel Kahn en 2013 et 2014. Elles se croisent au village de Céneuil, en Haute-Loire (Crédit : références 7 et 8).

Les diagonales d’Axel Kahn (Figure 4) évitent les villes importantes. Cependant, après s’être élancé de Givet (Ardennes) il fera une exception pour Charleville-Mézières. C’est en effet le lieu de naissance d’Arthur Rimbaud, le jeune et éphémère poète, source d’inspiration pour le marcheur. Dans une lettre adressée le 15 mai 1871 à Paul Demeny, également poète, il lançait son fameux : « Je est un autre ». Et il poursuivait : « Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. Cela m’est évident : j’assiste à l’éclosion de ma pensée : je la regarde, je l’écoute. » Marcher est une activité naturelle, répétitive, mais elle laisse non seulement le champ libre à la pensée d’Axel Kahn, mais surtout la stimule, en accord avec Friedrich Nietzsche qui, contredisant Gustave Flaubert qui écrivait ses œuvres bien assis, déclarait : « Les grandes pensées ne nous viennent qu’en marchant. » 

En parcourant la France, Kahn revient sur son Histoire, parfois tragique quand il traverse les « buttes rouges » de l’Aisne à l’Argonne, où tant de soldats sont morts pendant la Première Guerre mondiale, et il s’entend reprendre le chant de Montéhus, inoubliablement interprété pour les gens de sa génération par Yves Montand:

« C'qu'elle en a bu des larmes cette terre,
Larmes d'ouvriers et larmes de paysans
Car les bandits qui sont cause des guerres
Ne pleurent jamais, car ce sont des tyrans ! »
.

Tragique Histoire qui remonte à la surface également quand il parcourt l’irrédentiste « vendéen » qui fut si obstiné que, malgré la sanglante répression de la première guerre de Vendée en 1794, il y eut encore quatre autres soulèvements, le dernier en 1830-1832 contre les troupes de Louis-Philippe. Il conclut qu’ « il est nécessaire pour appréhender la réalité d’une région, sur les plans écologique, économique, psychologique et politique, de rechercher aussi au fil des rencontres leurs ressorts géographiques et historiques ». Importance de l’Histoire décidément, qui tend à disparaître des programmes des lycées et que méconnait de toute évidence des élus de tous bords, qui n’hésitent pas à la refaire à leur guise, au gré d’idéologies négationnistes. 

Axel Kahn réalise la diversité démographique et économique de la France quand ses pas empruntent la « diagonale du vide », la large bande du territoire français allant de la Meuse aux Landes, où les densités de population et l’activité génératrice de forts revenus sont relativement faibles par contraste à d’autres régions qui témoignent d’une forte vitalité économique. Lucidement, il note l'esprit d'initiative des néo ruraux, mais l’hostilité systématique à leur égard des habitants de territoires en désertification. Ceux-ci, crispés sur des réflexes « identitaires » et d’« authenticité », se refusent à tout changement, qu’il s’agisse d’implantations d’éoliennes ou à plus forte raison de création de parcs naturels régionaux, pourtant source universellement reconnue de dynamisme. 

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Figure 5. De la Pointe du Raz aux Alpes, la diversité et la beauté des paysages est partout (crédit : PT et IT)

Enfant élevé à la campagne, il se laisse souvent séduire par la flamboyance des robes brun-rouge ou par les yeux fardés des ruminantes des plateaux du Massif central, qu’appréciera également Charles Wright dans le Chemin des estives (8) . L’émotion devant la beauté est partout dans ses récits de voyage. Elle se manifeste en particulier à Conques où, l’abbatiale Sainte-Foy, bâtie dans une coquille de verdure, lui apparaît comme « une incontestable merveille de l’art roman au même titre que celui du Vézelay », d’autant qu’elle accueille un exceptionnel trésor d’orfèvrerie datant du haut Moyen-Age, qu’il qualifie d’« unique en France et dans le monde ». Lui, l’agnostique, s’identifie aux bienheureux situés à la droite du Christ sur le tympan. La splendeur du lieu le bouleverse autant que les pèlerins des chemins de Compostelle (9) et que les croyants assemblés. Il communie avec eux « sinon dans la même foi, au moins dans la même sensibilité au sublime ». Au cours de sa seconde diagonale, il chemine à proximité du village de Gargilesse, dans l’Indre, et retrouve la trace de Georges Sand, « la dame de Nohant », dont il vérifie l’affirmation : « Il faut arriver là au soleil couchant, chaque chose a son heure pour être belle ». Cette phrase « d’une amoureuse de plus de cinquante ans », l’émeut, lui, « le marcheur septuagénaire épris de la beauté et des femmes ». Cette émotion l’accompagne en parcourant les gorges cristallines de la Creuse où il évoque l’influence de Georges Sand et de Frédéric Chopin pour faire de la campagne berrichonne et des confins du Limousin un exceptionnel foyer de vie culturelle attirant écrivains, musiciens et peintres romantiques et postromantiques, bientôt renforcé par l’arrivée du chemin de fer.

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Figure 6. La diagonale de Sylvain Tesson, réalisée du 24 août au 8 novembre 2015 (Crédit : S. Tesson).

Sylvain Tesson (1972-…) nous avait enchanté avec L’Axe du loup, récit d’un incroyable voyage de la Sibérie à l'Inde, sur les pas des évadés d’un goulag, mais aussi Dans les forêts de Sibérie, et à la poursuite de La panthère des neiges, et dans bien d’autres ouvrages souvent honorés de prix littéraires. Cet écrivain essayiste manie la langue française comme de la dentelle, à la recherche de la plus juste métaphore.  Sur les chemins noirs (10)  est à part dans son œuvre. Cette nouvelle diagonale à travers la France, conduite en 2015, un an après « l’entre deux mers » d’Axel Kahn, part du massif du Mercantour en Provence pour aboutir à la presqu’île du Cotentin (Figure 6). Comme l’écrivain scientifique, Sylvain Tesson se donne comme objectif de traverser à pied la France. Il passe par les Cévennes et le Massif central pour, de la Touraine, atteindre une presqu’île qui fait face à l’Angleterre (Figure 6). Une opportunité pour redécouvrir « les chemins noirs » c’est-à-dire les sentiers, les pistes, les traces historiques de la France rurale repérés sur des cartes IGN (11). Mais, à la différence de Kahn qui, à chaque étape ou presque est reçu par ses lecteurs, voire célébré par les autorités locales, cette nouvelle aventure de Tesson est « égocentrée », même s’il est parfois rejoint par sa sœur et quelques amis. 

Certes, en marchant, il veut d’abord recouvrer ses capacités physiques, largement compromises par une chute stupide intervenue un an plus tôt, et ceci dans un moment d’ivresse, dont il porte l’entière responsabilité. L’immersion dans la nature lui fait du bien. « Au lever d’un bivouac, la jouissance des rayons sur le corps est comparable aux premières secondes d’un bain chaud ». Mais, en réaction contre les Trente glorieuses qui ont accouché d’un nouveau paysage, redistribué les cartes du sol, réorchestré la conversation de l’homme et de la nature, inspiré par Epicure et son célèbre « Dissimule ta vie », la démarche de Tesson est aussi une fuite. Il cherche à échapper à la société mondialisée, intitulée « l'âge du flux », pour tenter de profiter, de jouir même, de l'écoulement du temps, du silence et de l'immobilité. 

En complicité avec son expérience asiatique, du temps où il était jeune et alerte et pouvait prétendre à passer par-dessus les montagnes, il traverse les départements hyper-ruraux du Mercantour à la Lozère, dans la piste du loup solitaire qui, parti d’Europe centrale est en train de reconquérir la France. Tesson est fasciné par le passé. Il adore les ruines. Il les salue. « C’étaient des endroits attirants … Elles étaient précieuses, ces zones de repli défendues par des herses de mûres. » A contrario de l’évolution du monde agricole après la Deuxième guerre mondiale, il n’épouse point la ruralité active, vivace, perfusée de subventions, mais voit d’un œil sympathique le virage « biologique » de l’agriculture. 

Au terme de son voyage, près de la centrale nucléaire de Flamanville, il conclut que clopiner sur les chemins noirs l’avait mené « dans un pays qui ne paraissait pas disposé aux changements » qu’il appelle de ses vœux.

« Comment la France pouvait-elle s’avancer vaillante dans l’époque mondialisée alors qu’elle se croyait encore un destin antique »? 

In fine, en contemplant la mer, il se rassure. La France a changé d’aspect, mais la marée monte toujours autour de notre tente. Et, pour celui qui veut se protéger des méfaits de la mondialisation, tout espoir n’est pas perdu. « Une seule chose était acquise, on pouvait toujours chercher des interstices » dans lequel se glisser pour parcourir des chemins qui n’appartiennent qu’à soi et à l’abri de la « civilisation »

Trois auteurs éminemment différents dans leur perception du monde. 

De l’homme profondément ancré dans sa planète dont il connaît bien les circonvolutions telluriques et les mythes fondateurs, au marcheur en harmonie avec les réalités terrestres et qui sait tirer des ressorts de joie et de bonheur dans chaque épisode de sa vie (12), au poète aventurier qui cultive l’introspection et la nostalgie d’un monde passé.

Ils ont, tous les trois, été invités, séparément, à la Grande Librairie

Je me plais à imaginer la richesse d’un débat qui les réunirait tous les trois, sous la houlette malicieuse d’Augustin Trapenard. Mais, pour cela, il faudrait pouvoir communiquer avec l’au-delà, ce que, à ce jour, nous n’avons pas su faire, à moins que l’IA, bientôt ne nous vienne en aide…

1.  Paolo Rumiz. Une voix sortie des profondeurs. Arthaud (2023)

2.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_s%C3%A9ismes_en_Italie

3.  Wikipedia : « Le bradyséisme désigne une remontée ou une baisse lente du niveau du sol, d'origine volcanique. Ce phénomène a été observé dans des caldeiras sur trois continents différents : les champs Phlégréens en Italie, dans la Long Valley aux États-Unis et au Rabaul en Papouasie-Nouvelle-Guinée. »

4.  Chtonienne : dans la mythologie grecque, qualificatif relatif aux divinités infernales ou telluriques, c'est-à-dire souterraines, par opposition aux divinités ouraniennes ou éoliennes, c'est-à-dire célestes.

5. Axel Kahn. Pensées en chemin, ma France des Ardennes au Pays Basque. Le Livre de Poche (2014)

6. Axel Kahn. Entre deux mers, voyage au bout de soi. Le Livre de Poche (2015)

7. Axel Kahn. Chemins. Le Livre de Poche (2018)

8. Charles Wright. Le chemin des estives. Flammarion (2021)

9  Jean-Christophe Ruffin. Immortelle randonnée ; Compostelle malgré moi. Gallimard (2013)

10. Sylvain Tesson. Sur les chemins noirs. Folio Gallimard (2016)

11. IGN = Institut National Géographique.

12 . Référence 7, ibid.

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