Pacifique

A qui veut rencontrer un parfum d’aventures,

Des hommes et des marins d’un temps pas si lointain,

Il est une visite qu’il ne faut pas manquer :

Le Jardin des Explorateurs, si bien nommé,

Face au château de Brest, du passé fier témoin,

Qu’on aperçoit de loin, niché dans la mature.

 

Perdus dans les bambous ou les bougainvillées,

En nombre les enfants s’y retrouvent pour jouer.

Perché sur l’escalier je leur ai raconté

L’océan Pacifique, et ses îles lointaines,

Des histoires de vaisseaux et de grands capitaines.

Les enfants s’émerveillent, et se prennent à rêver,

 

De son immensité, presque une demie Terre,

De ses peuples divers, souvent colonisés,

Qui aujourd’hui se lèvent et font valoir leurs droits,

Dans le vingt et unième siècle affirmant leur foi,

Loin des sujétions et des subis de guerre.

Il est pourtant des îles de volcans façonnés,

 

Que les coraux transforment en des havres de paix,

Où la nature abonde et donne à tous les hommes,

Repos et plénitude pour le corps et l’esprit.

Elles servent de refuge et n’ont donc pas de prix,

Car elles sont hors du monde ou c’est tout comme,

Et pour les atteindre il faut beaucoup ramer.

 

Océan Pacifique, portes tu bien ton nom ?

Tes fureurs se réveillent, toujours imprévisibles,

Au moment des cyclones ou bien des tsunamis.

On n’en fait pas le tour sans se faire des amis,

A Papeete, Indonésie, Chine, Japon,

Qui ancrent l’avenir dans le champ du possible.

Paul Tréguer, 3 novembre 2020